À propos

Le chirurgien et sa spécialité

Comprendre la chirurgie maxillo-faciale, le parcours du Dr Pierre-Étienne Tissot Serrée et sa philosophie de soin à Besançon.

La spécialité

Qu'est-ce que la chirurgie maxillo-faciale ?

La chirurgie maxillo-faciale est la spécialité chirurgicale, exercée par des médecins, dédiée au traitement des pathologies du visage et du squelette facial. Elle concerne l'ensemble des régions de la face (front, paupières, nez, joues, lèvres, menton) ainsi que le cuir chevelu, et comprend le champ de la stomatologie, comme l'extraction des dents de sagesse.

Elle associe chirurgie fonctionnelle, reconstructrice et esthétique, et prend aussi bien en charge les troubles des mâchoires et de l'occlusion dentaire que le retrait des lésions cutanées et de la muqueuse buccale, ou encore les pathologies des paupières et le vieillissement du visage.

Les chirurgiens maxillo-faciaux travaillent en étroite collaboration avec les chirurgiens-dentistes et les orthodontistes, notamment dans la prise en charge des troubles de l'occlusion, des dysmorphoses faciales ou des traitements combinés orthodontico-chirurgicaux. Cette complémentarité permet une prise en charge globale et cohérente des patients. Ils s'inscrivent également dans un réseau médical pluridisciplinaire structuré, construit autour des médecins traitants, avec les chirurgiens ORL, les dermatologues et les ophtalmologistes.

Art et technique

Une spécialité récente, des pathologies qui ne datent pas d'hier

La chirurgie maxillo-faciale s'est constituée en spécialité autonome au lendemain de la Première Guerre mondiale. La guerre de tranchées, où seule la tête dépassait du parapet, a produit des blessures du visage d'une gravité et d'un nombre jusqu'alors inconnus. Il a fallu inventer dans l'urgence la reconstruction du squelette facial, les lambeaux et les greffes, et organiser des centres où chirurgiens, dentistes, prothésistes et anesthésistes travaillaient ensemble sur un même blessé. En France autour d'Hippolyte Morestin au Val-de-Grâce, en Angleterre autour de Harold Gillies : c'est de cette organisation que la spécialité tient sa forme actuelle.

Les blessés se sont eux-mêmes réunis en 1921 au sein de l'Union des blessés de la face, connue sous le nom de « Gueules cassées ». Deux ans plus tôt, cinq d'entre eux avaient été conviés à la galerie des Glaces pour assister à la signature du traité de Versailles.

Mais si la guerre a précipité la naissance de la spécialité, elle n'a pas créé les maladies qu'elle soigne. Les décalages des mâchoires, les tumeurs de la peau, les cicatrices, les paupières qui tombent accompagnent les hommes depuis toujours. Les artistes en ont gardé la trace bien avant que la médecine ne sache les nommer, et souvent avec une justesse d'observation qui reste frappante.

Les œuvres reproduites ci-dessous le sont à titre d'illustration historique. Les interprétations médicales qu'en proposent les historiens de l'art et de la médecine demeurent des hypothèses : on ne pose pas un diagnostic sur un portrait.

Buste antique représentant un homme d'âge mûr au visage marqué, dont les oreilles se détachent nettement du crâne.
Portrait de Lucius Caecilius Iucundus, moulage du bronze du Ier siècle découvert dans sa maison à Pompéi (original au Musée archéologique national de Naples). Le portrait romain de cette époque ne cherche pas à flatter : il rend le visage tel qu'il est, rides et asymétries comprises. Les oreilles se détachent nettement du crâne, faute du repli qui ramène normalement le pavillon vers la tête. C'est l'une des particularités morphologiques les plus banales, sans la moindre conséquence sur l'audition. Lorsqu'on l'opère, c'est le plus souvent dans l'enfance et pour épargner à l'enfant les moqueries, jamais parce que l'oreille fonctionnerait mal. Photographie : Daderot, CC0, via Wikimedia Commons.
Portrait peint d'un homme âgé au nez épaissi et bosselé, tenant contre lui un jeune garçon qui lève les yeux vers lui.
Domenico Ghirlandaio, Un vieillard et son petit-fils, vers 1490, musée du Louvre. Le nez du vieil homme présente l'aspect épaissi et bosselé que la dermatologie appelle aujourd'hui rhinophyma, forme évoluée de la rosacée. Le peintre ne l'a pas corrigé, et cela ne retire rien à la tendresse de la scène. Musée du Louvre, Paris. Reproduction d'une œuvre du domaine public.
Portrait peint d'une femme en robe rouge et coiffe brodée, dont le menton est peu projeté et la ligne sous la mâchoire empâtée.
Hans Holbein le Jeune, Portrait de Jane Seymour, 1536-1537, Kunsthistorisches Museum, Vienne. Holbein peignait avec une exactitude presque clinique, et il n'a rien corrigé ici. Le menton de la reine manque de projection, et la ligne sous la mâchoire s'efface en un empâtement que l'on appellerait aujourd'hui un double menton — alors que le visage, lui, n'a rien d'empâté. C'est tout l'intérêt de ce portrait : la cause n'est pas un excès de graisse, mais une mâchoire inférieure trop en arrière, sous laquelle les tissus n'ont plus de quoi se tendre. Ni une lipoaspiration sous-mentonnière ni un lifting n'y changeraient grand-chose ; ce qui redessine ce profil, c'est une avancée de la mâchoire. Kunsthistorisches Museum, Vienne. Reproduction d'une œuvre du domaine public.
Portrait peint d'un jeune souverain vêtu de noir, dont la mâchoire inférieure et la lèvre du bas portent nettement en avant.
Juan Carreño de Miranda, Portrait de Charles II d'Espagne, vers 1675. La mâchoire inférieure porte en avant et la lèvre du bas dépasse nettement. L'œil y voit spontanément un menton trop développé, mais c'est rarement aussi simple : le même profil s'observe lorsque c'est la mâchoire supérieure qui a manqué de croissance, et les deux mécanismes sont fréquemment associés. Les distinguer est précisément l'objet de l'analyse conduite avant une chirurgie des mâchoires, car le geste opératoire n'est pas le même. Ce menton revient par ailleurs de portrait en portrait chez les Habsbourg, sur plusieurs générations : un décalage des mâchoires est souvent un trait de famille, que l'on retrouve chez un parent ou un grand-parent. Museo Nacional del Prado, Madrid (inv. P000648). Reproduction d'une œuvre du domaine public.

Ces visages ont été représentés à une époque où l'on savait voir ces particularités sans savoir les traiter. C'est toute la différence avec aujourd'hui — mais les progrès qui les séparent de nous ne sont pas les mêmes d'une image à l'autre.

Pour les décalages du squelette, ils sont venus de la planification : la position des mâchoires se mesure au millimètre sur une reconstruction tridimensionnelle du visage, se simule avant l'intervention, puis se reproduit au bloc opératoire à l'aide de guides et d'implants fabriqués sur mesure pour chaque patient.

Pour les gestes qui portent sur la peau et les tissus mous — retirer une lésion, replier un pavillon d'oreille —, les avancées sont venues des fils de suture et d'une meilleure compréhension de la cicatrisation : savoir quel fil employer, résorbable ou non, à quelle profondeur et pour combien de temps. De même, mieux connaître l'effet des rayons ultraviolets et du massage sur une cicatrice récente a beaucoup fait pour en améliorer la qualité.

Le praticien

Parcours et philosophie de soin

La pratique du Dr Pierre-Étienne Tissot Serrée couvre les pathologies du visage, des mâchoires et des tissus cutanés, ainsi que les techniques chirurgicales fonctionnelles, reconstructrices et esthétiques. Ce sont les domaines qu'il a exercés en milieu hospitalier.

Au-delà de la technique chirurgicale, son approche repose sur une conviction forte : chaque visage est unique et chaque prise en charge doit être personnalisée. L'objectif est toujours de restaurer une fonction optimale tout en recherchant un résultat naturel et harmonieux, dans le respect de l'identité de chaque patient.

L'information claire, l'écoute et la relation de confiance occupent une place centrale dans le parcours de soin. Chaque indication est posée avec précision, en expliquant les bénéfices attendus, les alternatives possibles et les suites opératoires, afin de permettre une décision éclairée et sereine.

Enfin, le Dr Pierre-Étienne Tissot Serrée participe régulièrement aux congrès et formations de la spécialité, afin que les techniques proposées restent conformes aux standards actuels de la chirurgie maxillo-faciale.

Le Dr Pierre-Étienne Tissot Serrée est chirurgien maxillo-facial, spécialisé dans la prise en charge des pathologies du visage et du squelette facial. Ancien praticien du CH de Dole et du CHU de Besançon, il a suivi sa formation universitaire et chirurgicale au sein de l'Université de Franche-Comté, mais également à l'Assistance Publique — Hôpitaux de Marseille et au CHUV de Lausanne. Pendant plusieurs années, il s'est spécialisé sur les thématiques de la chirurgie des mâchoires, de la chirurgie des paupières et de l'orbite, et sur les techniques du rajeunissement cervico-facial.

Son parcours l'a formé, auprès de ses pairs, à la chirurgie des mâchoires, aux pathologies palpébrales et lacrymales, à la chirurgie cutanée du visage ainsi qu'aux techniques de chirurgie et de médecine esthétique faciale.

Le Dr Pierre-Étienne Tissot Serrée participe régulièrement aux congrès nationaux de chirurgie maxillo-faciale et suit les évolutions technologiques de la spécialité, notamment la chirurgie personnalisée et les techniques de reconstruction faciale. Sa philosophie de soin tient à l'écoute, à la recherche d'un résultat naturel et à la précision du geste : chaque prise en charge se construit avec le patient, à partir d'une information claire et d'une attention portée à l'équilibre fonctionnel et esthétique du visage.

Profil LinkedIn du Dr Pierre-Étienne Tissot Serrée

Formation

Diplômes et formations

  1. Master 1 Santé

    UFR Santé Besançon — 2020

  2. Diplôme inter-universitaire de microchirurgie

    Université de Lorraine, Nancy — 2020

  3. Formation spécialisée transversale de chirurgie Orbito-Palpébro-Lacrymale

    UFR Santé Besançon — 2022

  4. Master 2 Sciences chirurgicales et nouvelles technologies interventionnelles

    Université Paris Saclay — 2023

  5. Thèse de Doctorat en Médecine

    Université de Franche-Comté — 2023

  6. Diplôme inter-universitaire de chirurgie orthognathique

    Universités Bordeaux / Lyon / Marseille — 2025

  7. Diplôme d'Études Spécialisées en Chirurgie Maxillo-Faciale

    UFR Santé Besançon — 2025

Parcours hospitalier

Internat en chirurgie maxillo-faciale, neurochirurgie et ORL au CHU de Besançon, avec semestres au CHUV de Lausanne (Suisse), à l'AP-HM de Marseille, et en chirurgie plastique esthétique et reconstructrice à l'hôpital de Trévenans. Assistant des Hôpitaux partagé (CH Louis Pasteur de Dole et CHU de Besançon).

Engagement associatif et scientifique

  • Membre de l'AFJCMF
  • Membre de la SFSCMFCO
  • Participation régulière aux congrès nationaux (SFSCMFCO) et internationaux (EACMFS) de la spécialité
  • Publications scientifiques dans des revues internationales à comité de lecture (chirurgie orthognathique, articulation temporo-mandibulaire)

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